J’ai survécu !
Pour m’annoncer le crabe après ma première opération, ensuquée sous morphine
ils sont venus les blouses blanches armés d’anxiolytique.
Ils avaient peur de quoi ?
Que je saute par la fenêtre avec sonde, goutte à goutte et chemise ouverte dans
le dos ?
Me souviens d’avoir réclamé un café, de l’eau de la nourriture, aux éléphants
en blouses roses.
Interdiction totale avant la 2° opération.
Sauf qu’il y avait le téléphone.
Café et biscuits sont arrivés en fraude.
A jeun, mon œil.
J’ai frimé, et rassemblé toutes mes énergies pour me sortir de cette
clinique.
Idem pour l’après.
Pas une seule seconde je n’ai pensé à la mort, elle m’avait déjà
épargnée.
Retourner vivre et travailler faire tout comme avant.
Je fais tout et le faitout fait chouchou, la vapeur toujours contenue.
La cocotte sous pression et les joints disjoints.
Bombe à retardement.
Je n’en fini pas de comptabiliser les séquelles, pour ce sursis.
Bref, j’ai un IRM début août et j’ai le trouillomêtre à zéro tellement je suis
lessivée.
Mais ça na rien à voir, il fait chaud et la semaine a été dure.
NB/Il va falloir mettre des lunettes à cette vignette en haut à droite.

