
Caro mio,
Tu m’as assise,
Tu m’as interdit le mouvement, le rire et la parole.
Tu as rajusté mon décolleté,
Sagesse obligatoire, trais de madone sur commande
Dans le clair obscur tu m’as placée
Appliqué à me caresser de légers glacis
Mouillée d’essence diluée,
Ton pinceau me chatouille, les ailes nacrées de mes ravissantes narines frémissent.
Au creux de ma gorge ma veine palpite sous le sfumato.
Envie de toi,
De te séduire du regard.
Vendue à un roi, mes nuits avec un empereur, puis logée dans un palais,
kidnappée pour un retour sur ma terre natale,
J’ai voyagé, protégée comme une star, lifting, photos revues et,
Fixé à tout jamais mon petit sourire d’une pensée pour toi dans la douceur de cet après midi Florentin.
Ta Mona Lisa
(écrit le 15 mars 2005 pour Coïtus Impromptus)

