C’est l’été où tout fout le camp, l’uranium, les taureaux, les envies, les goûts et les couleurs, ma vue,mes valeurs mon pouvoir d’achat le temps et moi émoi et mois.

C’est ce que je sais le mieux faire, mes valises, mon baluchon, le strict nécessaire.
Comme il n’était pas possible de déménager en permanence de tout reconstruire travail, famille et amitiés sans me juger soi même irresponsable alors le corps s’est fabriqué des cellules folles qui dérapent se dédoublent en douce, métastasent envahissent s’installent pour me faire fuir malgré ma volonté . Elaborer d’autres stratégies d’évitement quand même, fugue calme et contrôlée arrêter de me battre au quotidien, de me révulser quand je ne comprends pas les comportements des uns et des autres tenter d’ignorer et supporter.
Agresser en disant la limite de ma tolérance, c’est aussi couper les ponts.
J’aurai pu choisir l’étude, potasser à mort tenter de me barder de diplômes, abuser du sexe,
Collectionner les gratifications et m’étiqueter le linceul d’autres barreaux.
Bref je dors, mais mal depuis mon retour de Corse où je ne construirai rien et j’ai décidé sur mon petit bout de maquis.
Ne jamais revenir sur mes pas toujours avancer, même en traînant la patte.
« Prends soin de toi !» qu’il m’a dit bête à poils qui s’occupe toujours de ses lamelles de rats.