Les bras m’en tombent parfois du nombre incroyable de moutons usinés par
notre société.
Dans un premier temps, les classes primaires où là déjà les poulets en batterie
sont triés sans considérations et sans remise en cause des méthodes employés et
des personnes qui appliquent les programmes. Sans même une obligation de
résultat du corps enseignant.
Parce que dites vous bien parents qu’au primaire, même si après votre journée
de travail vous mettez la main à la patte en coinçant votre gosse overdosé,
pour l’exercice à faire ou la poésie à apprendre par cœur. Il vous sortira dès
7 ans qu’une circulaire existe, et qu’il n’a pas de devoir à faire à la maison.
POINT.
Malgré tout ils passent de classe en classe. Normal sauf cas extrême (maladies
graves, il doivent rester dans leur catégorie d’âge jusqu’en 3°), dès là
commence un trie sélectif , il y a ceux qui ont les bases et les autres éjectés
dans des orientations où il y a de la place, pas forcément correspondant à
leurs rêves.
Lycée, fin de seconde, un choix encore à faire, si votre môme est dans un lycée
coté imbu de ses scores, voilà le môme persuadé béton d’aller dans une option
pour se retrouver en 1° dans un truc où d’un coup, il comprends à la fin du
premier trimestre qu’il ne se voit pas travailler plus tard dans ce secteur
d’activité, soulève de lui même le problème de l’orientation et magie pour une
fois il trouve un enseignant pour lui dire que ce qu’il fait actuellement en TP
n’aura aucun rapport avec sa future vie professionnelle (sic)
Ok, pas moyen de reculer, passe ton bac et tais toi, la vie est devant
toi.
Et au moins si toi tu as vu ça à ton âge, c’est que tu es capable d’aller plus
loin et de prendre un jour ta vie en main.
Pas comme d’autres vieux et jeunes CONS et j’en croise tous les jours qui
attendent des instructions, des modes opératoires, des prises en charges sans
initiatives logiques, sans passions.
Formatage codifié, institutionnalisé, qui même à hauts nivaux ne restent que
des petites mains minables fabriquées par notre éducation nationale.

