Et des pauses où la peur et la honte reste au creux de l’estomac, où ce
stress en ouvrant cette boite à lettres et plus tard les courriels.
Des menaces crescendo, une violence sous entendue dans les propos prêtés et
interprétés et accusations transmises de en recommandés avec AR.
Résister, ne pas me justifier. Rester moi et passer la tête haute.
Laisser glisser les propos ne pas répondre à la provocation, gagner les jours,
les mois les années en me disant que le père va se calmer avec le temps et que
le fils grandit.
18 ans.
Il a 18 ans maintenant je me le répète en ouvrant cette boîte ce soir :
Rien, je respire.
Je suis libre et meurtrie, le fils aussi.
2 grosses caisses de documents et enregistrements pour moi, pour savoir que
j’ai su tenir bon, Enfin je boîte quand même un peu mais c’est du stress cumulé
mal géré pas entièrement imputable.
Dans l’univers professionnel il y a une loi, mais dans ce cas là RIEN, et ça
peu durer des années.
Merci les collègues, merci les voisins, merci même les flics, merci à mon
avocat, merci à ses avocats à lui.
Dorénavant j’entame une nouvelle vie.

