Nosocomiales
Par Caféine le vendredi 2 juillet 2010, 12:25 - Humeur - Lien permanent
Quand j’ouvre la porte d’une clinique, les germes me sautent dessus.
Et ne me ratent jamais.
Ne cherchez pas l’établissement, en 3 ans je peux écrire le guide du routard
des cliniques de ma ville.
En congés de maladie jusqu’au 4 je retourne voir le chirurgien le 8 pour le
suivi de la première opération.
« Uréthroeyutoscopie » donc l’intervention en
ambulatoire sans germes avec anesthésie locale.
Je passe standards surchargés secrétariat en secrétariat pour signaler mes
hôtes indésirables et mon traitement antibio,
la secrétaire personnelle du chirurgien exige une autre analyse demain car 5
jours pour le bouillon de culture je passe au laboratoire, et explique que je
n’ai pas d’ordonnance récupère leur N° de fax au passage.
Ping pong entre le secrétariat du médecin traitant et celui du
chirurgien.
Elles se rejettent la balle se traitent de noms d’oiseaux.
Actuellement elles se crêpent le chignon directement.
J’attends près de mon téléphone, paniquée par ces harpies.
Un papier à entête, 3 lettres en majuscules avec la transmission ça ne prends
pas de temps.
Ouf, je viens d'apprendre que le fax partait, c'est la plus acariâtre qui à
gagné.

