Cet hiver qui s’éternise
Par Caféine le dimanche 7 février 2010, 11:54 - Humeur - Lien permanent
Ces petits matins où j’ai du mal à sortir du lit,
Ce pas qui ralentit et cet agacement permanent sur ma lenteur.
Avancer continuer et retrouver le soir ma couette.
J’ai ma carte d’invalidité à 80% que je ne brandis pas dans les transports en
commun jusqu’à fin 2012.
Pas besoin d’effectuer le renouvellement tous les ans.
Pas forcément une bonne nouvelle pour moi, cette lettre m’annonce crument qu’il
n’y aura pas d’amélioration
J’ai de la chance pour l’instant de ne pas avoir besoin d’un
accompagnant.
Rendez vous fin 2012.
Bien l’intention de narguer le mauvais sort, et le petit cheval dans le mauvais
temps il en avait du courage même si l’on achève bien les chevaux, J’attends
Lhomme qui parle à l’oreille des juments.
Un vieux canasson mais surtout pas un âne !
L’impression d’être prisonnière de ce corps maladroit à la merci des tireuses à
la tire qui m’ont repérée au supermarché.
Gauche mais pas idiote dès qu’elles se sont collées à moi dans la queue j’ai
couiné un « du Large ! » convaincant.
Soulagée en remballant mes courses de constater que le vigile du magasin était
là.


Commentaires
Le corps est de toute façon prison pour un esprit qui ne connait pas de limite.Un jour , on connaitra exactement le mécanisme de cette machine vivante qui nous transporte sur la terre,tu es sans doute victime d'un dérèglement entre ton inconscient corporel et ton conscient.Bisous.
Caf, je n'oublie pas notre rencontre qui remonte à un certain temps. Le petit bout de femme que tu es, courageuse comme j'ai pu le constater. Je crois bien que je ne suis pas allée sur Bordeaux depuis. Promis, si j'y descends je te fais signe, histoire d'aller fouiner dans l'antre de notre ami Alain qui lui aussi doit aller petit-petit. Quant à l'énergie qui te caractérise elle est bien toujours présente. Monter sur les pieds de Caféine ou lui tirer son sac et ses provisions ... non mais !
Allez, amitiés à toi, et courage dans ce quotidien qui nous mine, si ce n'est pas la tête c'est le corps. Pas deux solutions pour s'en sortir n'est-ce pas, avec ou sans carte d'invalidité. Bises à toi.