Si j’en plaisante il n’y a que moi qui ose.
Et voilà que charmante nunuche de l’entreprise gentille comme un petit cœur me suivant à l’arrêt de bus ce midi s’aperçoit que je boite, aimable elle me demande si je me suis blessée.
Je sortais du travail pour mon ARTT d’où ce relâchement.
Je m’efforce de toutes mes forces à tenir la route et à maîtriser ma démarche de canard.
Le bus s’est arrêté là où j’étais je sais qu’ils m’ont repéré, ce n’est pas la première fois que je n’ai pas à me presser.
Donc j’en reviens à nunuche,
Bblessée je suis, rien ne fait mal, sauf le regard des autres et le mien qui me demande intransigeant de sauver la façade.
Sexy, je fais une croix dessus, et beaucoup d’autres choses aussi parce qu’il faut reconstruire mon moi et me dire que je suis j’existe maintenant avec un handicap.
Reconstruire c’est un grand mot, rien n’est réparable, j’ai la chance de vivre sur mes 2 jambes.
J’ai établi le vide dans ma vie.
Le premier qui me lâche un commentaire compatissant comme cette sotte je l'envoie foutre à vie, sauf les chauffeurs de bus !