En rafale en cascade.
Par Caféine le jeudi 7 juin 2007, 19:11 - En boîtes - Lien permanent
Et des pauses où la peur et la honte reste au creux de l’estomac, où ce
stress en ouvrant cette boite à lettres et plus tard les courriels.
Des menaces crescendo, une violence sous entendue dans les propos prêtés et
interprétés et accusations transmises de en recommandés avec AR.
Résister, ne pas me justifier. Rester moi et passer la tête haute.
Laisser glisser les propos ne pas répondre à la provocation, gagner les jours,
les mois les années en me disant que le père va se calmer avec le temps et que
le fils grandit.
18 ans.
Il a 18 ans maintenant je me le répète en ouvrant cette boîte ce soir :
Rien, je respire.
Je suis libre et meurtrie, le fils aussi.
2 grosses caisses de documents et enregistrements pour moi, pour savoir que
j’ai su tenir bon, Enfin je boîte quand même un peu mais c’est du stress cumulé
mal géré pas entièrement imputable.
Dans l’univers professionnel il y a une loi, mais dans ce cas là RIEN, et ça
peu durer des années.
Merci les collègues, merci les voisins, merci même les flics, merci à mon
avocat, merci à ses avocats à lui.
Dorénavant j’entame une nouvelle vie.


Commentaires
Un tel acharnement, aussi longtemps, relève sans doute plus encore de la psychiatrie que de la justice…
Mais c'est, en effet, incroyable que la loi ne puisse pas mieux protéger les victimes.
Si j’ai un conseil à donner, c’est enregistrer les dérapages, ce n’est pas autorisé et ça n’a aucune valeur, mais c’était sa parole contre celle d’une « folle », affabulatrice.
Mes genoux cotons quand il a fallut me défendre et réécouter moi aussi l’intolérable.
Ca ne relève pas de la psychiatrie, c’est limite et extrêmement intelligent.
Savoir que l’intérêt de l’enfant passe avant tout, savoir s’écraser quand on nous dit il faut attaquer, garder une position défense sans lâcher, un centimètre de territoire, se foutre d’une réputation , tenir bon et ne pas déménager les gens du quartier ont du bon sens.
Garder pour soi ses angoisses, ou savoir en parler, se reconstruire une vie n’est pas simple dans ce contexte, et je n’ai pas su le faire ou je n’ai pas su partager ce problème, mais ça c’est une autre histoire.
Je suis libre, et la liberté se paye au prix lourd.
Je suis devenu cynique, un peu paranoïaque.
Avec le temps, j'ai gagné, mais quoi ? juste que j'ai tenu bon, pas certaine d'être restée vraiment moi, je suis devenue redoutable dans les dossiers contentieux de mon boulot, alors qu'avant je fonctionnais en brave fille.
La liberté c’est un grand mot quand il faut assumer mes charges et continuer à bosser, alors que je rêve d’un petit bout de campagne au soleil