C’est un art, en une semaine j’ai compris qu’un problème urgent, important pouvait durer un bon bout de temps car personne et pas un chef n’osera décrocher un téléphone pour dire au président du directoire: « Voilà, nous avons fait une grosse bêtise, nous avons une responsabilité et ils y a aussi plusieurs intervenants qui à tous les niveaux ont eu une non maîtrise des opérations. Le résultat est catastrophique, il est urgent de prendre une décision
Nous vous avons transmis une évaluation de la perte et des différentes solutions pour régulariser.
Merci de bien vouloir nous donner votre position, où déléguer rapidement une inspection audit pour analyser froidement la situation et conforter votre décision."
Reste l’email avec de plus en plus de destinataires.
Un ping-pong, en balles perdues.
Des questions de bases pourtant déjà développées et manifestement non lues.
C’est vrai que ce problème tombe vraiment très mal, qu’il n’y a jamais rien eu jusqu’à présent car j’effectuais ce type d’opération d’une manière paranoïaque en cumulant le stress.
Le 19/09 hospitalisée, le 22 ils se sont plantés grave.
Je retrouve la situation le 16 novembre et un lot incroyable d’échanges redondants.
Chacun demande des calculs et des données sans même chercher à comprendre par lui-même ce qui a déjà été transmis.
Personne ne se sent vraiment concerné, c’est gênant et embêtant donc surtout il est urgent de ne rien faire et de ne pas se mouiller véritablement.
Je suis en copie, comme un reproche, je calcule ce week-end, une nouvelle simulation avec un autre scénario, à la louche j’ai déjà estimé, ce qu’un gamin débrouillard en CP, pourrait faire. Mais pourquoi des cadres sup gagnant un salaire conséquent sont incapables de comprendre qu’à 16 heures un vendredi après midi à Berlin, il est samedi 3 heures du matin à Sydney ! (au vu du dernier courriel réceptionné).