Ma tête dans un étau,
le bras gauche engourdi et mes genoux disloqués. Je me suis fais peur ce matin. Je somatise pas le droit de m’écrouler de dire non je n’irais pas lundi à cette deuxième cession de formation qui ne m’apprends rien.
Ce groupe trié difficile, des grandes gueules ou des cas dignes de l’asile, comme si toutes les ordures de l’entreprise regroupées dans une même cession pour ne pas polluer d’un vent de contestation l’ordre bien établit.
Ils ont du se dire, tous ensembles, ils vont se neutraliser.
Pas certaine, avec les derniers événements, en gros toutes ces énergies en concert c’est une poudrière.
Même que peut être le débat risque de devenir intéressant si ça dérape grave.
Donc j’irais, j’oublie cette sensation dans mon corps, une sieste pour échapper en rêves à ces articulations qui semblent me lâcher.
Con comme ma peau appel un massage. Une nuque raide, les épaules coincées. Mais demain peut être je couine SOS médecins pour une potion magique plus facile de faire ce numéro que le premier de ma liste de cœurs perdus