Le petit Robert définit l'incompétence comme : l'insuffisance des connaissances ou de l'habileté nécessaire pour juger ou accomplir une chose.

Le principe de Peter veut que, dans une structure hiérarchique, la promotion vers le haut concoure toujours à mettre les individus en place à des postes pour lequel ils seront parfaitement incompétents.
Les travaux de Dunning et Kruger nous l'explique : c'est l'aveuglement (et l'ambition) des incompétents qui les pousse à accepter sans réfléchir des postes qu'ils seront incapables d'assumer.
Les personnes compétentes, elles, préfèrent rester à un poste qu'elles maîtrisent parfaitement et où elles font correctement leur boulot.
On en déduira sans peine qu'en toute bonne logique, ce sont surtout les incompétents qui montent dans la hiérarchie et qu'un certain nombre pour ne pas dire la majorité des soi-disant élites n’est peut-être pas tout à fait à leur place.

L'incompétence peut-elle se soigner ? Dunning et Kruger pensent que oui : d'après une autre de leurs expérimentations, une formation adéquate aide les sujets incompétents à prendre conscience de leur inaptitude... et donc à progresser.
Le malheur, c'est que le plus souvent, face à un incompétent, on a tendance à se taire, à fuir ou à l'ignorer poliment. C'est un mauvais service à lui rendre : seul un autre son de cloche peut aider un incompétent à sortir de son incompétence.
C'est aussi un mauvais service à nous rendre à nous-mêmes : les incompétents finissent toujours par nous empêcher de travailler.


Tiré d’un chronique d’octobre 2002 de France Inter.(reprise par un site de jokes, mais il arrive parfois que la situation ne nous donne pas envie de rire, même si toute ressemblance avec une personne, etc., etc……)