Texte écrit pour : Coïtus Impromptus

Dans les pourpres cardinaux,
En parfum de chair impudique la mort frappe mes proches.
Pontificalement vénérée, chérie de mes frères,
Sur tapis carmin, en troisième noce et vingtième printemps,
J’épouse politique en fine intelligence.

Trêve sensuelle veille mon prince raffiné du destin jaloux,
Félicité chlorée, l’aconit déchirure,
C’est toi mon fils d’une pubère liaison défendue.
Vénéneuse Venise, en cœur masqué j’aime l’orphelin retrouvé.

Calomnies m’assassinent plus lentement que Cantarella,
Un nom qui chante comme porc battu à mort, dont le sang est prompt poison.
Stupide légende pour une recette d’apothicaire.
Cantarella,
L’amour d’une Borgia infortunée pétille dans le vin du banquet vengeance.
Poignardée par le fruit agonisant de mes entrailles,
Mon secret proclamé en esprit venin, j’ai rajouté en un peu de sel.