Ecole maternelle :

Bain du soir aux jouets flottants, le fiston gazouille de plaisir.

- salopette retournée le sable s’écoule des poches.

Fin de maternelle :

Il clapote longuement, « Poussin, tu m’appelles pour le shampoing ? »

- Vêtements sales, cailloux ronds et colorés, brindilles tombent sur le carreau.

Ecole primaire :

Début de pudeur, mes recommandations derrière la porte. Il use et abuse du bain moussant.

- Tas puant sur le sol, poches déchirées : images « malabar » et sucreries collantes sans emballage.

Fin de primaire :

Hygiène imposée à son mauvais gré.

- Le « à laver » chargé de « pogs », magic-cartes et « pif- gadget »

Collège :

Toilette à l’eau ( ?) qui coule solitaire pour me donner le change. Je râle.

- panière à linge fourre-tout de brouillon chiffonné, stylo mâchouillé, menue monnaie.

13 ans :

Fils ergote même sur la nécessité d’une douche par jour. Ma soupe est à la leçon de morale et de propreté.

- Fouille de sa dépouille siglée avant lessive : Anti-sèche d’interrogation, caricature raturée de grossièreté.




14 ans et demi :

Je suis satisfaite,

enfin les bruits de rêve d’un récurage soigneux, souffle du déodorant, brossage dynamique des dents.

- Et……… dans la poche arrière du jean 501 coupe extra large, je trouve l’explication de ce que je croyais fièrement le fruit d’une quotidienne éducation.

Sur le petit mot déplié :

« _ Est-ce que tu veux sortir avec moi ? »

« _ oui »