Déjà un trou, pourtant il était neuf ton petit lobe rose. Mes tripes nouées quand la vendeuse a sorti le pistolet à clou doré Le premier impacte m’a laissé genoux de coton Impossible de te refuser ce plaisir, Entre ta grand-mère et toi avais-je choix ?

« Ch’uis Belleee maintenant maman »

Tu as toujours été belle mon petit cœur, et tu le seras tous les jours. Même avec tes oreilles percées et ton identité gommé par le premier rituel tribal. D’autres fillettes de par le monde ont sautillé de joie comme toi

Sur leur petits pieds bandés, Avec les lèvres à plateaux, les sexes coupés ou cousus, Les corsets serrés très serrés, Voilées, épilées tatouées ou scarifiées, Leurs corps engraissés ou anorexiques

Et bientôt, ton doigt prisonnier d’un anneau, A ton bonheur et à celui de tes ancêtres je suis heureuse.