Basta

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mercredi 12 octobre 2005

Delete

Ma vie sentimentale est off line.
Vieux fichiers numérotés archivés.
Une horloge coincée dans le bulbe zombi.
Ondulée branchée, j’assure.
Pas d’amour, de peine, ni d’angoisse.
Sourire figé en Excel cynique.

Mes backdoors contrôlées, spammeurs ignorés.
Virus éradiqués, les trojans désactivés.

Clusters saturés de blessures,
Je photoshop mon écran de veille.
Défragmente le disque rayé,
La ram pédale.
Carte mère dépassée radote une mise à jour du bios.

Programmée en non sens.
Je n’appellerai pas la hot line.


Pour "Coïtus Impromptus"

samedi 24 septembre 2005

Parasites


La ligne est brouillée, mes capteurs nazes.
Monologue d’éclates, friture de non-dits.
Blablatages connectiques ondulées tout azimut.
Interférence et diffraction en non sens.

Désirs perdus dans le triangle des Bermudes.
Circuits niqués à l’eau pas tango Charlie,
Ton monde parallèle en dent de scie ego in.
Ronflements décodés:du morse noyé.
Déphasage sans regard, trou noir sans friction.
« ET » email maison, carte mère « off line »,
Puce saturée, souris dératée gratte le sonar-zona.

En caisson blindé,
La tornade magnétique neutralisée
L’après sans parasite.


Thème de la semaine 29 pour Coïtus Impromptus.

dimanche 18 septembre 2005

semaine 29

Pour Coïtus Impromptus

Sujet : La tour en commémoration du 11 septembre
j’ai déjà noté mon écoeurement là-dessus .

. La seule grande émotion positive que j’ai pu avoir concernant l’actualité pas très longtemps après cet événement vécu à chaud en suivant les cours de Bourse est la petite fille aux yeux verts dorés, retrouvée 17 ans après son portrait dans les montagnes d’Afghanistan.
Photographiée par Steve MC Curry, son regard sauvage dérangeant, défiant le monde, témoin d’un pays en guerre pendant 23 ans.
Incroyable, sa survie dans ce champs de bataille approvisionné politiquement par les marchands d’armes.
Protégée par sa burka prune voilant ses yeux inoubliables, ridées avant l’age, son regard est resté le même, furieux, retrouvée par le « national géographic » début 2002, Chabat était ignorante de l’impact de son image.
Heureuse d’être libérée des talibans ?
Non, pas vraiment, juste apaisée de savoir que ses 2 dernières filles allaient pouvoir apprendre à lire.

2005 ? Est elle toujours en vie ?
Est ce que ses filles ont eu accès à l’éducation ?

Les scoops médiatiques passent et s’enchaînent.

Une photo associée à une chanson subversive qui parle d’un monde ou «Imagine qu’il n’y ait ni pays, ni religion » est une vision un peu simpliste, mais je pense que l’argent et le pouvoir sont aussi une religion .
Et si comme moi, vous avez un goût acide en avalant les infos, sachez qu’en parlant de paix, tolérance et partage autour de vous, les personnes vous écoutant feront de même, peut être qu’un jour nous serons nombreux à dire Basta !

jeudi 8 septembre 2005

Le lit japonais

« Les histoires d'A
Les histoires d'amour
Les histoires d'amour finissent mal
Les histoires d'amour finissent mal en général » (Rita Mitsouko)




Véga, fille d’un empereur céleste, lasse de tisser le brocard des saisons, un jour s’encanailla.
Altaïr sur simple couche nippone lui montra toutes les estampes de l’art du sexe.

Les amants séparés par la tache divine, le ciel se trama de gris.
Aux bouderies tornades de sa fille, l’empereur leur accorda une nuit par an en concession.

Et c’est pourquoi le 7° jour du 7° mois du calendrier lunaire une passerelle sur la voie lactée se forme pour réunir les deux constellations.

A la nouvelle aube, il bruine les larmes de la princesse.


Ma participation pour la semaine 28 pour le collectif "Coïtus Impromptus"

mercredi 10 août 2005

Le conte de la sorcière chagrine

Semaine 24
Le thème :Le conte de la sorcière chagrineCoïtus Impromptus,Variations sur un même thème



Ma roulotte boutique remplie d’opalines, velours cramoisis et satins défraîchis Vapeurs odoriférantes, huiles aromatisées, filtre d’amour, onguents de sueurs confinées.

Dans le miroir embué mon reflet fatigué, khôl cernant mes yeux tarot poisseux. Douleur d’une boule cristal au ventre de la divination. Seins arides, les enfants fuyant mes jupons tsiganes.

J’écoute mon don en lisant vos désirs, vos rêves redorés et peines creusent mes rides. Inscriptions en vos paumes déchiffrées, atténuées en sillon dans mon cœur.

Survivante du savoir de la lignée, Les bourgeoises méprisantes en médisance, me content chevauchant la queue du diable, nue basanée, roulant dans la rosée.

Ma paupière en voile noir sur l’avenir, sur les cendres d’un artifice brasier purificateur. Intolérance sans sortilège, il n’y aura pas d’enquête,

Ils auront de nouveau brûlé une sorcière.

jeudi 4 août 2005

Lucrèce

Cette semaine... le texte doit absolument se TERMINER par J'ai rajouté un peu de sel.

J'aime le maladivement le sucre, le sel et le poivre...........et je suis en panne sèche. Séche du lac rose que je n'irrais pas voir ce été au Sénégal.

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